14.03.2008
Fin de la trêve des expulsions
A 14 h 30 Place de la République - Paris
logement 14e, COPAF, CSP 19e, DAL, Intersyndicale du secteur financier
Public et semi Public, ministère de la CRISE du logement, Solidaires
A partir du 15 mars, c¹est le retour des expulsions, et cette année est
plus inquiétante que jamais: plus de 120 000 ménages seront mis à la
porte, en France.
Jamais les loyers et l'immobilier n'ont été aussi chers, et avec des
revenus faibles, modestes, et même moyens, il n¹est plus possible de se
loger décemment.
Des projets gouvernementaux régressifs sont programmés après les
élections municipales. Ils menacent le logement social et son
financement, les locataires, et les sans logis.
Ça suffit !!
Pour des mesures concrètes et immédiates :
- Arrêt des expulsions sans relogement, des saisies, des coupures d'eau, d'énergie et de chauffage
- Application de la loi de réquisition sur les logements vacants et des Loi DALO et SRU
- Contre les pratiques et les projets de criminalisation des mal-logés et des sans abris
- Pas plus de 20% de ses revenus pour se loger : baisse des loyers et des charges ! hausse des aides au logement social et aux locataires
- Relogement des habitants de logements indignes (saturnisme, insalubrité, indécence, surpeuplement )
Pour la défense du logement social :
- Arrêt des ventes, des démolitions arbitraires, de la dérégulation des loyers, de la remise en cause du droit au maintien dans les lieux
- Pas touche au Livret A, ni aux autres outils de financement du logement social (Caisse des dépôts, 1% logement ),
- Réalisation massive de logements sociaux de qualité, notamment dans les villes riches
- Développement et réhabilitation (sans hausse des loyers) du logement des travailleurs migrants, des jeunes et des étudiants.
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Rendez-vous Samedi 15 mars 2008 à 13 h 30
Pour partir ensemble du M° Mairie de Saint-Ouen
à l'appel de Droit Au Logement Saint-Ouen
13:52 Publié dans logement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : logement, expulsions, dal
10.03.2008
Quelles perspectives pour le modem?
Café Démocrate : Quelles perspectives pour le MoDem après les municipales ?
Quitterie Delmas, Virginie Votier et l'équipe "Les adhérents sont notre force !" vous invitent à venir participer à un Café Démocrate pour faire le point sur la situation entre les deux tours et réflechir aux perspectives politiques qui s'ouvrent au MoDem.
Nous vous donnons rendez-vous
Jeudi 13 mars à partir de 20h
au Pavillon Baltard, 9 rue Coquillière, 75001 Paris
Accès : Métro Louvre-Rivoli ou Les Halles
16:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, paris
La stratégie du faible au fort
à lire sur Grozbulles
La stratégie du faible au fort
C’est le choix délibéré de la stratégie du faible au fort<!--[if !supportFootnotes]-->[1]<!--[endif]--> qui nous donnera les moyens de battre des adversaires politiques qui disposent de davantage de moyens que nous.
Le mode de financement des partis politiques conforte les forts.
En France, ce sont les subventions publiques qui sont la principale source de revenus d’un parti politique. Au lendemain des élections législatives, chaque parti bénéficie de plus ou moins de subventions selon le nombre de voix qu’il a obtenues. Additionnés, les frais de fonctionnement d’un parti d’envergure nationale, ses frais de présence sur le terrain, et tout particulièrement ses frais de campagne et d’existence dans l’univers médiatique, représentent des sommes considérables. Toute la difficulté est donc de dépenser suffisamment pour se tailler une place dans la concurrence pour obtenir les voix des électeurs, sans pousser les dépenses jusqu’au point où les voix obtenues ne donneront pas droit à assez de subventions pour maintenir des capacités financières suffisantes.<!--[if !supportFootnotes]-->[2]<!--[endif]-->
Par ailleurs, comme toutes les élections à deux tours favorisent mécaniquement les deux partis qui s’y qualifient le plus souvent, en l’occurrence l’UMP et le PS, ces deux formations bénéficient d’un avantage financier conséquent sur les autres partis en général, le nôtre en particulier. A l’issue des législatives de 2007, pour chaque euro de subventions publiques touché par le MoDem, l’UMP en a touchés 7.47, et le PS en a touchés 4.98, ce qui indique à quel point nous sommes financièrement désavantagés par rapport aux partis du duopole. Par conséquent, si nous tentons d’adopter le même mode de fonctionnement et surtout les mêmes ordres de grandeur de dépenses que ces deux principaux concurrents, nous n’aurons pas les moyens de tenir le rythme. Cette réalité pratique nous oblige donc, pour la viabilité de notre mouvement, à adopter un mode de fonctionnement radicalement différent de celui des « grosses machines » UMP et PS.
Stratégie du faible au fort : la guerre asymétrique en politique.
C’est à ce stade de notre raisonnement qu’intervient la notion de stratégie du faible au fort, ou guerre asymétrique, issue de la stratégie militaire mais applicable au combat politique<!--[if !supportFootnotes]-->[3]<!--[endif]-->. Militairement parlant, une guerre asymétrique est une guerre qui oppose la force armée d’un État à des combattants dont l’armement est comparativement insignifiant, mais qui se servent des points faibles de l’adversaire pour parvenir à leur but. Politiquement, la stratégie du faible au fort consistera pour notre mouvement à :
- intégrer que nos moyens sont très largement plus faibles que ceux des partis du duopole,
- ne pas en déduire que nous devons essayer de nous hisser à leur niveau capacitaire, ce qui serait une « course aux armements » perdue d’avance,
- en déduire que nous devons adopter un fonctionnement radicalement différent de celui des partis du duopole, selon une configuration de type « David contre Goliath » où l’ingéniosité de la fronde l’emporte sur le gigantisme physique de l’adversaire.
D’un point de vue opérationnel, adopter la stratégie du faible au fort nous amène à suivre systématiquement quatre axes forts dans nos actions, notre communication et notre façon de nous organiser :
- jouer délibérément le qualitatif contre le quantitatif,
- privilégier les méthodes non-conventionnelles de militantisme politique, c’est-à-dire les façons de militer dans l’espace public qui détonent par rapport au militantisme classique et le prennent par surprise ;
- rentabiliser au maximum l’impact médiatique de l’utilisation des moyens dont nous disposons,
- éliminer toute source de gaspillage et d’effets doublons dans notre fonctionnement quotidien et notre chaîne hiérarchique.
Citons en particulier quelques exemples très concrets de méthodes non-conventionnelles de militantisme politique qui entrent dans cette logique de stratégie du faible au fort :
- le lobbying sur des enjeux locaux exercé directement par des militants de notre mouvement dans l’espace public,<!--[if !supportFootnotes]-->[4]<!--[endif]-->
- l’agitprop,
- la propagation sur Internet,
- les actions culturelles (happenings à forte symbolique dans des lieux publics, théâtre de rue, chansons engagées, clips vidéos, etc.),
- les sit-in,
- le militantisme économique (boycott, commerce équitable, etc.),
- dans les cas extrêmes, la désobéissance civile (acte public et collectif d’insoumission à une règle de droit au nom de principes éthiques supérieurs).
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